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Thématique

Communiquer dans la banque, l’assurance et la finance

Crédit, placements, crypto-actifs, influence : la publicité financière suit des règles précises. Repérez les mentions à prévoir, les messages interdits et les supports adaptés avant de réserver de l’espace.

Quartier d’affaires aux tours de verre, une personne en costume traverse la place un dossier rouge à la main

La publicité financière n’obéit pas à une règle unique. Le cadre dépend du produit : crédit, placement, contrat spéculatif, crypto-actifs. Cette page situe les principaux points de contrôle pour un annonceur, une agence ou une régie. Elle ne remplace pas l’avis du service juridique ou de la conformité de l’établissement.

Qui encadre la publicité financière ?

Plusieurs autorités interviennent selon le produit. L’AMF et la DGCCRF sont citées plus bas pour les contrats spéculatifs ; d’autres autorités peuvent intervenir selon le produit. AMF Demandez à l’annonceur quelle autorité valide son message, et sous quelle forme.

Une régie vend l’espace d’un support : elle ne conçoit pas la campagne et ne rédige pas le message à la place de l’annonceur. Elle n’est pas pour autant à l’écart du contrôle, comme le montre le cas des contrats spéculatifs traité plus bas. Pour comprendre ce rôle, lisez notre page sur la fonction d’une régie publicitaire.

Que doit afficher une publicité de crédit à la consommation ?

Toute publicité pour un crédit à la consommation doit porter la mention d’alerte « Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager », sauf à la radio Institut national de la consommation.

Les informations obligatoires (taux débiteur, TAEG, montant total du crédit, etc.) doivent figurer dans une police plus grande que toute autre information sur le financement, taux promotionnel compris. Elles doivent aussi apparaître dans le corps principal du texte publicitaire.

Il est interdit de laisser entendre que le prêt améliore la situation financière ou le budget de l’emprunteur. Ces règles viennent de la réforme issue de la loi n° 2010‑737 du 1er juillet 2010.

Le droit évolue. La directive (UE) 2023/2225 sur le crédit aux consommateurs (dite CCD2) a été transposée par une ordonnance relative au crédit à la consommation, présentée en Conseil des ministres le 3 septembre 2025. Le compte rendu officiel indique notamment que le champ des publicités interdites est étendu. Une seconde ordonnance, n° 2025‑1154 du 2 décembre 2025, également relative au crédit à la consommation, a fait l’objet d’un projet de loi de ratification distinct Présidence de la République.

Avant de planifier une campagne de crédit, demandez donc à l’annonceur quelle rédaction de la mention s’applique à la date de diffusion, et faites-la valider par sa conformité.

Quelles publicités financières sont interdites ?

Depuis la loi Sapin II, la publicité directe ou indirecte par voie électronique, susceptible de toucher des particuliers, est interdite pour certains contrats financiers spéculatifs : options binaires, CFD, contrats financiers sur devises AMF.

L’AMF précise que tous les acteurs de la chaîne publicitaire sont concernés : agences, acheteurs d’espace, supports ou régies, diffuseurs. Le contrôle est partagé entre l’AMF et la DGCCRF. Une régie qui accepte ce type de message sur un support en ligne est donc concernée par ce contrôle, comme les autres acteurs de la chaîne publicitaire.

Crypto-actifs : que vérifier avant de diffuser ?

La période transitoire qui permettait aux PSAN enregistrés ou agréés sous la loi Pacte de continuer à opérer en France a pris fin le 1er juillet 2026. Depuis, seuls les prestataires sur crypto-actifs (PSCA) autorisés au titre du règlement MiCA peuvent fournir ces services en France AMF.

Un annonceur ou une régie qui diffuse la publicité d’un acteur crypto doit donc vérifier qu’il est un PSCA autorisé. Demandez la preuve de cette autorisation avant la réservation, pas après la mise en ligne.

Influence : quelles mentions et quel contrat ?

Les partenariats avec des créateurs de contenu touchent aussi la finance. Dans sa version initiale, l’article 5 de la loi du 9 juin 2023 imposait la mention « Publicité » ou « Collaboration commerciale » sur toute promotion par un influenceur, sous peine de deux ans d’emprisonnement et 300 000 euros d’amende Sénat.

Depuis l’ordonnance du 6 novembre 2024, l’absence de mention claire de l’intention commerciale est une pratique commerciale trompeuse. L’intention peut être signalée par « publicité », « collaboration commerciale » ou une mention équivalente adaptée au format Commission européenne.

Le nouvel article 5 impose aussi les mentions « Images retouchées » (silhouette ou visage modifiés) et « Images virtuelles » (visage ou silhouette produits par IA), sous peine d’un an d’emprisonnement et 4 500 euros d’amende.

Côté contrat, depuis le 1er janvier 2026, l’accord entre un annonceur et un influenceur doit être écrit au-delà de 1 000 euros HT par an pour un même objectif promotionnel (décret n° 2025‑1137 du 28 novembre 2025). Service-public.fr Si vous prévoyez ce type d’opération, consultez notre page sur les campagnes sur les réseaux sociaux.

Quels supports choisir pour une communication financière ?

Le choix du support dépend du produit et de la cible, pas seulement de l’audience brute.

  • Presse économique et patrimoniale : adaptée aux messages qui demandent du texte, des conditions détaillées et des mentions lisibles. Les formats en pleine page ou en publi-rédactionnel laissent la place nécessaire. Voyez la page sur la publicité dans la presse.
  • Digital : sites d’information, newsletters et réseaux sociaux permettent de cibler un profil précis. Vérifiez que le format affiche les mentions obligatoires sans les tronquer. Voyez la page sur la publicité sur les sites web.
  • Radio : pour un crédit à la consommation, la mention d’alerte n’est pas exigée sur ce support. Institut national de la consommation Les autres règles de loyauté du message restent à vérifier avec la conformité. Voyez la page radio.

Le même raisonnement vaut quand le message vise des étudiants ou des familles, par exemple pour un compte jeune ou un financement d’études. Notre page pour communiquer dans l’éducation décrit les supports et les audiences de ce secteur.

Pour le déroulé d’une réservation, de la demande de devis à la facturation, reportez-vous au guide sur l’achat d’espace publicitaire.

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Louis Hachette Group

Prisma Media Solutions

La régie des médias du groupe Prisma Media commercialise l’espace publicitaire de la presse, des sites web, des newsletters et des réseaux sociaux, pour le grand public.

Supports : PresseSites webNewslettersRéseaux sociaux

Sources consultées

  1. Article L. 533‑12‑7 du code monétaire et financier, créé par l'article 72… amf‑france.org/fr/actualites-publications/communiques/communi…, 9 décembre 2016, consulté le 16 octobre 2026.
  2. Code de la consommation inc‑conso.fr/content/publicite-et-credit-conso-quelles-sont-l…, consulté le 16 octobre 2026.
  3. Ordonnance n° 2025‑880 du 3 septembre 2025 relative au crédit à la consommation elysee.fr/emmanuel-macron/2025/09/03/compte-rendu-du-conseil-…, 3 septembre 2025, consulté le 16 octobre 2026.
  4. Règlement 2023/1114, article 143 amf‑france.org/fr/actualites-publications/actualites/lamf-rap…, 5 février 2026, consulté le 16 octobre 2026.
  5. Loi n° 2023‑451 du 9 juin 2023, art. 5 senat.fr/leg/tas22-123.html, 9 juin 2023, consulté le 16 octobre 2026.
  6. Ordonnance n° 2024‑978 du 6 novembre 2024 modifiant la loi n° 2023‑451 du 9 juin 2023… technical-regulation-information-system.ec.europa.eu/en/notif…, 6 novembre 2024, consulté le 16 octobre 2026.
  7. Loi n° 2023‑451, art. 8 entreprendre.service-public.gouv.fr/actualites/A18674, 28 novembre 2025, consulté le 16 octobre 2026.

Questions fréquentes

Combien coûte une publicité financière dans la presse économique ?

Le tarif dépend du titre, du format, de l’emplacement et de la période. Il n’est pas possible d’en donner un ici. Demandez à la régie sa grille tarifaire, ses CGV et son kit média, puis comparez les remises et les conditions d’annulation.

Qui valide le message : l’annonceur ou la régie ?

Le contenu relève de l’annonceur, qui reste responsable de sa conformité. La régie vend l’espace et peut demander des justificatifs avant diffusion. Faites préciser ce point dans le bon de commande ou les CGV.

Quels documents demander à la régie avant de signer ?

Demandez le kit média (formats, audience, conditions techniques), la grille tarifaire, les CGV et la procédure de remise des visuels. Ajoutez la politique de la régie sur les produits financiers, si elle en a une.

À quel moment lancer la validation par la conformité ?

Avant de réserver l’espace, et non au moment de la mise en ligne. Un message retoqué tard oblige à refaire les visuels, parfois à déplacer la date de parution. Prévoyez ce temps dans le rétroplanning de la campagne.

Un projet de campagne ?

Trouvez la régie qui vend le support visé, ou présentez votre projet : la demande est adressée à RS‑Education, régie de l’éditeur du site.